Cette fois, je passe un moment sur quelques sites de grimpes. Deux d'entre eux pas très explorés par les internautes (apparemment), et un très connu par tous le monde.

Mikka, Ben et moi nous sommes donnés rendez-vous samedi matin à Nyon, en ce 21 novembre. Mikka et Ben m'ont pris avec dans une voiture de luxe, les deux venant du bout du lac.

Aigle Claires Fontaines

Le premier site que nous avons décidés de visiter, est celui de Claires Fontaines à Aigle. Ce site se trouve sous la route qui monte au col des Mosses, sur un chemin forestier. Il est usuellement possible de s'y parquer au bout du chemin des Farrettes, mais celui-ci est actuellement en réfection et donc fermé à la circulation (officiellement). Nous nous sommes parqués à la petite gare juste à côté du début du chemin, un peu avant la trottinette géante.

L'approche se fait dans la forêt sur un chemin pédestre plutôt large, jusqu'à arriver à un totem à côté d'un banc (on passe d'abord un premier totem où il faut continuer tout droit). À ce totem, prendre la "sente" qui monte raide dans la forêt. Attention, car c'est ultra glissant. Au bout d'une dizaine de mètres, des cordes fixes sont attachées aux arbres. Ces cordes tiennent encore, même si elles sont déjà bien usées par endroits.

La falaise est prometteuse, mais l'espace au sol est très limité, et en ce moment assez boueux. On pourrait presque aller jusqu'à dire que c'est un peu précaire. Malheureusement, les voies n'ont pas l'air d'avoir été très pratiquées récemment, car il y a beaucoup d'endroits pas très "propres". Il y a même une voie qu'on remarque uniquement grâce aux spits, tellement la couche de mousse qui y a poussée est dense et continue.

Je dis prometteur, car la roche est belle est du coup pas patinée du tout et le nombre de voie ainsi que les difficultés variées pourront satisfaire des groupes aux niveaux hétéroclites. Il y a trois secteurs référencés dans le guide des frères Rémy (édition 2019).

Étant dans la forêt et près de la rivière qui coule en contrebas, je pense que ce spot serait plus approprié pour l'été, pendant les grandes chaleurs. Même si à ce moment le soleil tapera plus verticalement, les arbres environnant ainsi que la rivière devraient apporter un peu de fraîcheur.

Nous sommes repartis sans rien tester, étant limités dans les heures de soleil, et tout étant complètement à l'ombre.


Chemin d'accès à la falaise

Aigle, falaise du bas

Le prochain site le plus proche qui offrait les voies qui pouvait nous intéresser tous, c'est celui de Aigle, falaise du bas.

Il y a aussi falaise du haut, mais nous avons évité ce secteur, car il est axé plus difficile. Mais c'est aussi celui qui reçoit le plus rapidement du soleil.

À la falaise du bas, même vers midi, nous n'avions pas encore de soleil.L'espace au sol est aussi un peu limité par endroits, même s'il y a de la place pour poser les affaires à certains endroits. Le passage et l'accès à la voie 14 et tout ce qui est à sa gauche est aussi plutôt précaire et assuré par des cordes fixes un peu usées. Il y a plusieurs accès possible, mais la première partie n'offre que deux voies, avant de devoir passer un au niveau supérieur par cordes fixes. Nous n'y sommes pas allés.

Nous avons grimpé la 5b, qui était bien jolie. Dans l'ombre et l'air à environ 5°C, la paroi nous engourdissait très vite les doigts. Donc pas non plus une falaise pour le pré-hiver.


Falaise du haut et du bas

Saint-Triphon

Saint-Triphon, la carrière est bien connu de la plupart des grimpeurs. Ce site est relativement plat, donc bien pour venir avec des enfants et des animaux de compagnie (zèbre, giraffe, dauphin, chien, copin(e), etc.).

Les zones pour faire le feu et des grillades sont répandues un peu partout dans le site. Plusieurs secteurs sont au grand soleil, et la fréquentation était élevée.

Les voies sont chouettes, mais le côté carrière et silex les rendent un peu lisses. Paraît que ça grippe mieux en hiver. C'est un bon spot pour apprendre à faire confiance à ses pieds, ou alors pour zipper un coup et apprendre à chuter. Bon perso, je n'adhère pas.

Là nous avons fait notre deuxième voie de la journée.

Après c'était l'heure de la bière et du retour. Eh oui, soleil baissant et bars fermés nous ont fait rentrer au plus vite.

Sachez que l'Auberge de Vinzel fait les malakoffs en take-away (bon nous ne nous sommes pas arrêtés, il faut commander avant).




Rebelotte une petite via. Désolé pour celles et ceux qui n'adhèrent pas trop.

Cette fois, nous avons cherché une via ferrata pas trop loin de chez nous, pas trop en altitude (à cause du froid et de la neige), et que nous n'avions pas encore faite.

C'est chose faite, nous avons trouvé la via ferrata de la cascade du Dar, située vers le départ de Glacier 3000 entre les Diablerets et le col du Pillon.

Un petit panneau bleu "via ferrata" indique le sentier depuis la route. Le parking est juste après en venant des Diablerets. La via est une traversée qui finit avec une tyrolienne du côté de la cascade. La tyrolienne peut être évitée. Il faut donc regarder tous les panneaux d'indication et les suivre (comme celui-ci).



Cette via est considérée comme extrêmement difficile par divers sites ainsi que par le site des Diablerets. Elle est certainement très glissante en période printanière et estivale quand il y a beaucoup d'eau. Aujourd'hui, nous avons eu de la chance, et la via était humide que partiellement. Seul le début nous a paru difficile, du fait qu'il était en dévers et glissant. Le reste était standard et relativement sec.

Une chouette via, qui aurait été plus belle avec du soleil.

Pour changer, Prends-moi Sec! s'est laissé entraîner dans une activité hors escalade et hors montagne. Marie nous a proposé de nous montrer une de ses nombreuses addictions sportives à travers le studio de Pole Dance Expressions Verticales à Gland.

C'était pas du tout de la grimpe, mais nous avons tous été très contents de nos muscles acquis pendant nos sorties, qui nous ont permis d'aller un peu plus loin que l'initiation de base.

Céline, de Expression Verticale nous a accueilli avec un grand sourire. Elle se posait probablement déjà la question jusqu'à quel point elle arriverait à nous emmener lors de cette découverte.

Au début, il en allait à tout va, entre celle qui avait déjà pratiqué la pole, celle qui est gymnaste, celle qui ne dit rien mais qui en fait plein après et les deux garçons qui ne savaient pas à quoi s'attendre.

Pour moi, déjà l'échauffement, j'ai dû réfléchir à deux fois quand il fallait se déhancher en sortant la poitrine et mettre les fesses en arrière. Du grand n'importe quoi, j'ai carrément bâclé cette partie. En regardant autour, les mouvements des autres étaient assez variés.

Après nous avons commencé assez simple, avec des accroches des jambes et des spins. C'était marrant (les spins). Les assises dans la barre, pour les caribous (couillus, suivez la référence), c'est tout de suite un peu délicat. Même problème que les femmes dans un mur de grimpe en dalle avec une grosse prise au mauvais endroit.

A chaque nouvel exercice, je me disais que je n'arriverais pas à le faire. Mais tout est passé, jusqu'à l'exercice qu'on fait normalement après un an de cours et d'entraînements. Nous avons effectivement pu faire des figures qu'on ne fait normalement pas à ce stade. L'escalade nous a bien aidé pour ça.

C'était une chouette activité à essayer. Pour les motivés, adressez-vous à Marie qui vous proposera sûrement une nouvelle initiation à l'occasion.

Notre semaine de vacances escalade à Arco s'est quelque peu transformée. oui, les belles falaises, le soleil italien, les bons plats de notre chef François, la bière du soir et la fondue du jeudi soir ont dû être remises.

Mais nous avons tout de même profité de la fin de semaine pour grimper ensembles en salle en Suisse.

Pourquoi ?

Après un petit souper organisé le samedi une semaine avant notre départ nous a causé quelques torts. Trois des participants ont dû être mis en dizaine (quarantaine de dix jours), c'est-à-dire jusqu'à mardi compris. Nous avons donc annulé la réservation de la maison et décidé de rester en Suisse les derniers jours (mercredi à vendredi).

Nous en avons profité pour découvrir des salles où nous n'avions, pour la plupart, jamais mis les pieds. François, fin connaisseur de tout ce qui est escalade, avait déjà mis les pieds et les mains un peu partout.

Dans l'équipe: Anna, Magali, Regula, Etienne, François, Tim et Marcel et Fiona s'est greffée pour la dernière journée.

Mercredi à Gecko Escalade à Sottens

Gecko escalade est une petite salle aux chaudes couleurs et murs en simili-roche. Les cotations y sont un poil plus basses (ou plus élevées) qu'à grimper.ch. C'est-à-dire que le niveau est un poil plus difficile que pour une voie de la même cotation à grimper.ch.

Très jolie salle, accueil sympathique, bières et autres produits du terroir au bar font de cette salle une belle excursion pas très loin de chez nous (à 45 minutes de Gland environ).

La particularité à noter, est que le plafond est aussi garni de prises, et qu'un certains nombre de voies sont même abordables pour les pas très forts.

Jeudi à la Torpille à Villeneuve (grimper.ch)

Beaucoup d'entre nous étions déjà venus grimper dans cette magnifique nouvelle salle. Il y a d'ailleurs un article de blog à son sujet ici, que nous avions écrit suite à l'une de nos premières visite après son ouverture en décembre 2019.

Il est à noter, que nous avons fait une belle rencontre dans cette salle: Marcel Rémy nous a honoré de sa présence. Nous lui avons demandé la permission pour publier quelques photos de lui.


Vendredi à Laniac à Bulle

Une autre petite salle aux couleurs chaudes et aux murs en simili-roche. Plus intéressant que juste les panneaux plats qu'on retrouve dans la plupart des salles. D'une hauteur de 15 mètre et avec son plafond rempli de prises, cette salle est aussi très chouette.

Les propriétaires sont super sympas, et l'un d'eux, Sébastien, fait partie de l'assoc.

On y trouve aussi des produits du terroir (surtout les bières) au bar. L'offre pour manger n'est pas forcément très garnie, mais ils nous ont offerts la possibilité d'aller manger à leur salle de bloc "L'entrepôt" et de revenir grimper l'après-midi. Nous avons juste mangé quelques délicieux croc-monsieur fait main sur place et au moment de la commande.

Suite à cette dernière journée de grimpe, nous sommes presque tous allés manger la fondue chez Regula.

C'était chouette, parce que nous étions entre bonnes gens, copines, copains, ami(e)s et nouvelles connaissances. Mais dehors, quand les bonnes conditions sont réunies, c'est quand même mieux.

La via ferrata de Morez est super sympa, ludique et très facile!

Bon d'accord, la vue sur Morez, ce n'est vraiment pas ce qu'on a envie de voir lors d'une via (enfin pour moi), mais c'est une des plus proche de chez nous. Pour débuter c'est top.

La via contient un cours parcours ludique qu'on peut faire avant ou après. On peut aussi mélanger deux ponts avec le parcours dit "normal".

Il y aussi une tyrolienne montante, pour laquelle des gants sont fortement recommandés. Nous n'avions ni gants, ni poulies, alors nous ne l'avons pas faite. La partie tyrolienne et "ludique" sont indépendantes et peuvent être suivis ou précédés par la voie "normale". Ce qui rend ce terrain de jeu très intéressant autant pour emmener des enfants que des adultes très débutants.

Certains passages peuvent s'avérer plus difficiles pour les personnes un peu plus petites, mais rien d'insurmontable. Nous avons vu des enfants la finir malgré cela.

Nous l'avons trouvée chouette à faire et ça change des autres styles de via.

Depuis le sommet, on peut voir la Dôle depuis derrière.

Le plan de la via se trouve sur ce site.

Accès

Cette via, comme la majorité des autres, peut être trouvée sur Google Maps et Waze.

Sans GPS, il faut se rendre à Morez, et prendre la D69 sur l'autre versant de la Vallée, en direction de La Mouille. Elle se trouve à quelques centaines de mètres plus loin sur la route.

La via donne sur Morez, donc si vous dépassez Morez, vous êtes trop loin.

Le parking se trouve au pied de la via, mais il n'y a pas énormément de places.


Pour changer, laissez-moi vous contez mon après-midi à Leysin, en ce vendredi 4 septembre.

Cherchant désespérément un binôme de grimpe le second après-midi consécutif, j'ai finalement trouvé la publication d'un membre du groupe des grimpeurs romands sur Facebook. Il proposait d'aller faire une longue voie en 5b, 5c, 6a qui sort au sommet de la tour de Famelon à Leysin.

David de son prénom est un très chouette type. Il grimpait du 7a avant, mais après une pause prolongée, doit maintenant se refaire les muscles. Je ne doute pas que ça va aller très vite. En attendant, il prend beaucoup de plaisir à crapahuter dans ses montagnes et à grimper des voies plus faciles.

Malgré leur facilité, elles nous ont donné un peu de fil à retordre. Rien d'impossible à surmonter, mais qui m'a coûté un peu de mental. 😅

La marche d'approche peut se faire depuis plusieurs endroits. Étant donné, que nous n'étions pas tôt et qu'il fallait 4 à 5 heures pour le tour, nous avons décidé de monter au châlet des Fers en voiture (chercher "Les Fers Leysin" sur Google Maps).

Après environ 30 à 40 minutes d’ascension en plein soleil qui tapait dur malgré le temps plus frais des derniers jours, nous sommes arrivés au pied de la voie. Là, j'ai décidé de balancer mon chausson en bas. Heureusement, c'était encore facile d'accès pour le récupérer.

Après deux premières voies d'environ 25 mètres en 5b, il faut monter un bout en marchant. Il ne faut pas se planter comme nous. Il y a le petit rocher à traverser, et après le gros rocher, il faut le laisser à sa droite. Il faut donc prendre le "sentier" à gauche et descendre un bout dans l'herbe jusqu'à rejoindre la falaise en face, où la voie continue. Rien ne sert de faire autrement, croyez-nous, nous l'avons tenté.

Les 5c, avec les sacs sur le dos, se sont avérées, à mon goût, un peu plus difficile que je les auraient préférées. J'ai donc laissé à David l'honneur de passer en premier sur les 4 dernières longueurs.

La roche est abrasive et croche bien, il faut juste veiller à essuyer la terre de ses chaussons. Le style de grimpe est très varié.

Avec notre "heure perdue" de recherche de sentier, nous sommes arrivés au sommet quand le soleil à commencer à se rapprocher un peu de l'horizon et à produire de fort jolies couleurs. Les montagnes se sont embrasées lors de notre descente.

En prime, j'ai vu une marmotte courir au loin et nous avons vu maman et bébé chamois qui nous ont observé tranquillement pendant un bon bout de temps lors de la descente.

Il y a aussi des voies plus difficiles à faire pour gravir la tour de Famelon, pour les plus forts.

La semaine passée, nous sommes allé faire la via ferrata de Nans-sous-Sainte-Anne avec Fiona. Chouette via ferrata. Là-bas, nous avons rencontrés trois personnages sympas, qui nous ont dit que la via du Lac de Vouglans était fort sympathique, car elle surplombe le lac de Vouglans.

Cette via a apparemment été créée plus récemment que les autres. L'article trouvé en ligne l'annonçait pour 2012.

Principalement traversante, cette via ferrata est plutôt facile, mais peut pourtant s'avérer tenace pour les débutants qui ne sont pas très sportifs. Il y a la variante "athlétique" qui n'est pas plus athlétique que la voie normale, mais un peu plus aérienne. Au final, dans les deux voies il faut passer un petit dévers. Une échelle supplémentaire y existe et elle est un peu moins fréquentée.

Quand nous sommes arrivés, vers les 11h avec Léo de la Vallée, il y avait foule. Déjà une bonne dizaine dans la voie et une autre dizaine devant la voie. Nous avons beaucoup attendus et étions contents de nos longes statiques.

Dans une large vire, nous avons décidé de pic-niquer, afin de laisser passer les gens. Derrière, il n'y avait plus personne. Ceci nous a permis d'avancer à notre rythme. Nous avons donc pris la voie "athlétique". Au bout de celle-ci, elle est rejointe par une dizaine de mètres d'échelons à la verticale qui vient de la voie normale.

Au bout de la voie athlétique, nous avons commencé à entendre des cris de panique d'une femme belge. Elle était avec son mari qui était en-dessous d'elle. Elle n'avait plus de force dans les bras, ce qui l'empêchait de passer le petit dévers pour accéder à une position de repos. Elle n'avait pas de longe. Nous sommes donc arrivés à leur secours. Je suis descendu la rassurer, et Léo m'a donné sa longe statique qu'il n'utilisait pas. Je l'ai fait suivre au mari qui l'a accrochée au baudrier de sa femme.

Nous l'avons fait monter quelques échelons, et nous l'avons fait reposer quelques minutes afin qu'elle se calme et qu'elle reprenne quelques forces. Elle a voulu repartir, mais nous l'avons fait rester encore un peu. Ensuite, au bout de quelques minutes, nous l'avons assistée et rassurée pour la remontée et jusqu'à la fin de la via. Comme souvent dans ces cas, le compagnon s'est retrouvé à nous déléguer cette tâche de bon cœur. Le compagnon étant impliqué émotionnellement, peut souvent s'avérer de conseil inutile. Pas parce que le conseil n'est pas bon, juste parce qu'à ce moment là, l'élément externe apporte une nouvelle vision et un regain d'espoir pendant ou juste après la panique. Enfin je suppose. Je ne suis pas psychologue après tout. 

Nous avons donc gardé cette femme entre Léo et moi pour le reste du parcours. Une brève descente, la traversée de la passerelle suspendue et la très courte remontée vers la sortie.

Tout est bien qui finit bien!

Accès

Par la route, plusieurs chemins sont à peu de choses près équivalents au niveau distance et temps.

Nous avons pris par Les Rousses, puis direction Morez, La Mouille, Les Crozets et Moirans (Le Regardoir).

Il suffit de saisir "via vouglans" dans Waze ou Google Maps pour trouver le parking.

Approche

Le parking avec le cabanon de la via ferrata se trouvent à 5 minutes du début de la voie.

Redevance

Il y a une redevance de € 2 par personne à payer au cabanon. Le paiement par carte contactless est accepté.

Il y a encore quelques années, ce site d'escalade localisé au bout du lac de Joux, n'était pas présent dans les topos. Aujourd'hui, au moins deux topos le répertorie: celui des frères Rémy et celui du CAS.

Ce lieu quelque peu magique est une sorte de cuvette en-dessus de l'église à Le Pont. On peut y venir grimper, griller, camper, avec les chiens et les enfants et les chèvres. Car ce lieu s'y prête bien. La grande route n'est pas loin, mais pas non plus juste à côté.

La vue depuis le haut des voies donnant sur le lac de Joux est magnifique et sert de récompense à tous les grimpeurs.

En début de saison il y fait froid mais en plein été, presque trop chaud. Il faut venir tôt le matin ou plutôt en fin d'après-midi, car entre 11h et 17h environ, et dépendant du mois, le soleil tape sur presque toutes les parois. Mais cela reste un site sympa, et on y trouve toujours un peu d'ombre pour se reposer, manger son sandwich ou griller sa saucisse.

Pour accéder au lieu, il faut emprunter la petite route qui passe en-dessus de l'église.

Une fois qu'on y est, on est au calme et en-dessus de la pagaille des baigneurs qui s'amassent au Pont lors des beaux jours d'été.

Cette via ferrata se trouve au pied du Jura côté français entre Besançon, Pontarlier et Champagnole. En traversant la campagne à moitié déserte depuis St-Cergue et les Rousses, il nous a paru bizarre d'aller faire une via ferrata. Car cette partie est très faiblement vallonée et ne présente quasiment aucune possibilité de falaise.

En bifurquant dans la vallée du Lizon, nous avons compris que le paysage n'était pas du tout le même. Toute une vallée s'est ouverte à nous avec des falaises à gauche et à droite.

Accès

Depuis St-Cergue et les Rousses, continuer en direction de Morez, Champagnole, Vers-en-Montagne (c'est plat là), Andelot-en-Montagne, Lemuy, Crouzet-Migette et finalement Nans-sous-Sainte-Anne.

Au premier carrefour du village, à droite, se trouve le gîte du repère, qui est aussi le départ du sentier de la via.

Le trajet depuis Nyon prend environ 1h45 sans arrêt. Il y a une bonne fromagerie à Nans-sous-Sainte-Anne, mais il faut réserver son pain à l'avance.

On peut se parquer en face du gîte s'il y a de la place, ou sur un chemin qui monte un peu plus loin.

Approche

Sur le site de viaferrata.org ils annoncent qu'il faut payer une redevance de quelques Euros. Ceci n'est apparemment plus le cas.

Le gîte loue aussi du matériel de via au besoin, dans la cabane/bar juste en-dessus.

Le sentier monte pendant à peu près 10 minutes.

Ascension

Le chemin à suivre est généralement bien indiqué pendant toute la via. S'il y a une croix rouge sur un arbre, ce n'est définitivement pas le bon chemin.

La première passerelle est désaffectée au moment de l'écriture de cette article.

Il y a des tyroliennes, donc si vous avez des poulies à tyrolienne, prenez-les avec.


Plan de viaferrata.org

Divers parcours sont possibles, le jaune qui est extrêmement facile et pour les enfants qui contient aussi des passages de poutrelles, pont-de-singe et autres réjouissances; le bleu qui est très facile et pour les débutants; le rouge qui est un peu moins facile et plutôt patiné.

Le parcours noir est le même que le rouge, sauf quand on arrive à la fin du parcours bleu.

Il y a plusieurs échappatoires possibles, comme indiquées sur le plan.

Une fois redescendu du bleu, on a généralement encore des muscles et un petit tour supplémentaire s'impose. On peut accéder à "Peurs et tremblements" qui est la partie noire du parcours nommé "le château". Celle-ci est costaud et il faut bien s'accrocher. J'étais bien content d'avoir pris ma vache (oubliez la chèvre et le mouton, ils ne vous serviront pas). Même Fiona qui a de bons biscottos s'est servie de sa vache.

L'alternative pour continuer, c'est de faire la partie "le château" qui est rouge. Cette voie est dans le même style que le reste de la via et contient une poutrelle à traverser. Elle se fait rejoindre par la noire à deux tiers de la boucle.

Descente

La descente commence en dessus de la haute falaise. Il y a des câbles sur presque toute la longueur, et il y a encore des échelons jusqu'au pied de la falaise. Suivre le panneau retour village pour se retrouver au pied de la falaise et de la dernière boucle.

La descente de la dernière boucle "le château" et "peurs et tremblements" se fait par le même dernier bout. Il ne faut surtout PAS descendre par la partie rouge ou noire.

Le retour au village se fait en 15 minutes environ. 

Le gîte sert de très bonnes bières locales.

Visite des sources du Lizon

S'il reste du temps, autant l'utiliser pour visiter les sources du Lizon (voir photos plus bas).

En arrivant au parking nous étions déçus, car cela ressemblait à une attraction touristique de masse. Mais le coin est tellement joli que la visite en vaut le détour.

Pour y accéder, il suffit de rebrousser chemin sur un ou deux kilomètres et tourner à droite. Il suffit de suivre les indications en fait.

Il y a une sorte de vieux aqueduc avec des écluses ainsi que deux bassins. La spéléologie semble être pratiquée par là autour et nous supposons que des plongeurs s'y aventurent occasionnellement.

L'eau est froide mais nous avons réussi à nous immerser (et même nager pour certaines).

Liens

Viaferrata.org

Autre plans

Il y a une nouvelle à Vouglans qui semble très intéressante avec vue sur le lac. Prévoir une excursion sur un week-end peut-être intéressant pour se dépayser un peu et enchaîner deux via en deux jours.

Aller, encore une petite via ferrata. Promis, j'arrête bientôt (ou pas).

Cette via est fort sympathique et présente de belles vues sur les méandres du Rhône. 

Depuis le fort on voit aussi la plaine direction Vaud et Genève.

Accès

En voiture, il suffit de prendre la voie rapide depuis St. Genis-Pouilly en direction de Bellegarde. A la fin de la voie rapide, la route devient une nationale.

Il faut se garer au parking du fort inférieur (le plus visible), comme si on allait visiter le fort.

Attention, le chemin d'accès au parking est un tournant gauche serré juste après le tunnel. Il y a une place d'évitement à une cinquantaine de mètres plus loin sur la gauche, qui permet de faire demi-tour et s'engager plus facilement.

Approche

S'approcher de l'entrée du fort sans dépasser les panneaux d'information. L'un des panneaux concerne la via ferrata.

Le sentier part à gauche des barrières à l'endroit où se trouvent les panneaux.

Le sentier monte jusqu'en dessus du fort inférieur où débute la via ferrata.

Le câble de sécurité commence un peu avant.

Ascension

La via ferrata est bien patinée, il faut donc faire très attention, et redoubler encore de vigilance en cas d'humidité ou de pluie.

La via n'est pas très difficile, mais il y a plusieurs passages un peu techniques. Personnellement, je n'y emmènerais pas des débutants qui ne font aucun sport de montagne.

Il y a plusieurs passages où l'on touche la roche pour avancer.

La via traverse une petite poutrelle ainsi qu'un pont de singe avec un seul câble pour se tenir.

La via se termine au fort supérieur.

ça dure à peu près une heure tout en prenant pleins de photos.

Descente

La descente se fait en une quinzaine à travers la forêt.

Il faut d'abords suivre le chemin goudronné, puis au panneau on peut bifurquer sur le sentier à gauche pour redescendre au parking.

Visite du fort

Après la via ferrata (ou avant) on peut encore visiter le fort pour € 6.-.

Il vaut mieux s'inscrire, surtout si on y va à plusieurs. Voir le lien ci-dessous.

La visite prend facilement une heure et demie pour faire le tour et lire les informations.

Le top, c'est d'accéder au fort supérieur par les escaliers dans la montagne qui relient le fort inférieur avec le fort supérieur.

Le fort supérieur ne peut pas être visité, car il est en désuétude.

Liens

Viaferrata.org

Fort l'Écluse

Salut Vous aut'!

Je sais, on dirait que j'ai abandonné l'escalade pour m'adonner complètement à la via ferrata. Sachez que c'est faux. C'est juste que je prends ce qui vient :-D

Cette fois-ci, avec mon pote Thierry, nous avons décidé d'aller faire la via ferrata Farinetta à Saillon. Il est bien écrit que la troisième partie, c'est que pour les gros bras, les héros, les machines, les bêtes! Alors nous, bons enfants que nous sommes, et surtout pas particulièrement bien entraînés, en sommes restés aux deux premières parties.

Le gars qui nous suivait, lui, ne s'est apparemment pas posé les bonnes questions. Il semblerait, selon les retours des sauveteurs, qu'il pensait que ce serait "tout dans les bras". Déjà pendant la longue traversée dans la seconde partie, je l'ai perdu de vue derrière moi. Thierry avait speedé à travers cette partie comme la fusée qu'il peut être. Moi j'avais un petit coup de mou à cet endroit et j'y suis donc allé tout pépère.

Donc ce gars qui voulait initialement nous dépasser à l'entrée de la seconde partie, à qui nous avons précisé qu'il y avait bouchon, s'est lancé dans la dernière partie. La partie dure, où les échelons sont apparemment plus éloignés et la technique un peu plus technique.

Après notre ascencion, nous sommes allés visiter la passerelle avec Thierry. Tout le monde était là et de l'autre côté, aux tables, pour les photos et le pic-nic. Nous avons observés les ferratistes un moment. Nous avons bien vu l'énergumène avec son t-shirt jaune pétant dans la 3. Un moment, nous ne le voyions plus. Alors soit il était arrivé soudainement très vite en haut, soit il était caché. Thierry et moi, nous avons essayé d'entamer le pic-nic. À peine avions nous une morse de sandwich en bouche, que nous entendions le fameux "help, help, heeeeelp".

Alors tout le monde se dirige à nouveau sur la passerelle. Je propose d'appeler la REGA et je tombe sur un mec un peu ailleurs qui m'a redirigé sur le 144 où Roland m'a répondu. Avant ça, deux guides de montagnes présents avec deux groupes, se sont élancés et sont remontés la pente raide en genre cinq minutes chrono. Arrivés en haut, l'un s'est fait descendre en rappel pour attacher le bout de sa corde au mec pendu, qui a recommencé à crier "help" quand son sauveteur était reparti sans lui. Ensuite, après un peu de suspense (à peine deux minutes), nous avons vu que le sauvé allait effectivement être sauvé sans hélicoptère. Dommage d'un côté, car pour mon premier sauvetage en montagne, j'aurais apprécié voir l'hélicoptère débarquer.

J'ai donc rappelé Roland du 144, et lui ai annoncé la bonne nouvelle. Tout le monde était content.

Je doute que l'inconscient refasse une via ferrata, mais en même temps, personne ne l'a revu.

Infos pratiques pour la via Farinetta de Saillon

Mon site de référence préféré pour les vias.

Le parking Farinet à Saillon est à 25 minutes, presque plat à pieds. C'est une petite promenade agréable.

Les deux premières parties de la via, nous les avons finies en deux heures, en mode tranquille et bouchons (donc pleins de pauses et d'attentes).

Le retour jusqu'au café de la Poste (pas loin du parking) a été réalisé en 40 minutes environ. Ils n'ont que de la Valaisanne en bière, ce qui nous allait très bien!

Rebelotte, une petite via ferrata. C'est vraiment une chouette activité qu'on peut faire seul, à deux ou plus. Et il y en a une multitude en Suisse et France voisine. Si vous aimez ça, restez aux aguêts. 

Le lien pour trouver des informations sur cette via: ViaFerrata.com.

Il y aussi un groupe Facebook pour les dernières infos et discuter de l'une ou l'autre via ferrata.

Accès

Le plus facile, c'est par la route. C'est ce que nous avons fait. Les TP auraient pris presque 3 heures, alors qu'en voiture, 1h30 était suffisant.

Il faut se rendre au parking du funiculaire à Moléson-sur-Gruyères.

Approche

On peut prendre le funiculaire pour monter jusqu'au départ de la marche d'approche. Sinon, il faut compter 45 minutes de montée à pied, et encore 15 à 20 minutes de marche d'approche depuis là. La marche d'approche est super raide. C'est ce qui m'a fatigué le plus, avec le bout de la fin jusqu'au sommet, qui est plus rando que via.

Ascension

Comptez bien 2h30 d'ascension tranquille. Nous avons fait quelques pauses. Si vous êtes sportifs et rapides, 2 heures devraient largement suffire. 

Un peu avant la fin, il y a le choix de passer par un bout "plus difficile" en surplomb. Je ne l'ai pas testé, n’ayant pas encore suffisamment confiance en mes bras.

Un peu plus loin, un autre choix: 2 sorties possibles, celle à 15 mètres et celle à 25 mètres. Au final, cela change simplement qu'il faudra marcher plus, et la pente est assez raide par moment à la fin. Moi je préfère rester plus longtemps dans la via.

Descente

Ce que nous avons fait, c'est toute la montée à pied, depuis le parking.

Le grand avantage de cette via, c'est qu'on n'est pas obligé de se casser les genoux avec la descente.

Le combo télécabine et funiculaire coûte CHF 20.- et vous amènera au parking.

Salut à tous, et désolé pour cette longue absence de blog.

COVID-19 nous a un peu ralenti sur les découvertes, les sorties et le blog, entres autres.

Mais nous voici de retour avec plein d'activités, et pleins de recherches (voir aussi notre page Facebook qui est régulièrement mise-à-jour.

Pour cette épisode, je souhaite vous emmener un peu plus loin que dans les montagnes proches de chez nous. Rendez-vous en Suisse centrale, dans le canton d'Uri, et même, juste au-dessus du prétendu village d'origine de notre légendaire et fameux Wilhelm Tell (Guillaume pour les francophones).

Voyageant seul, j'ai cherché des via ferratas à faire sur le parcours. Ayant été dans l'incapacité de faire des activités sportives pendant 6 mois, il m'a fallut faire un choix très précis au niveau accès et difficulté. J'en suis arrivé, à travers le site viaferrata.org, à trouver cette magnifique voie qu'est la via ferrata de Bürglen dans le canton d'Uri.

Les informations de la page pourraient être un peu plus précise. Je vais essayer de faire un peu mieux, mais en plus verbatim. 

Accès à la via

Pour accéder à la via, il faut commencer par se rendre au village de Bürglen, enfin, à quelques 2 ou 3 kilomètres plus loin direction Klausen. Si vous arrivez à Spirigen, vous êtes trop loin. Il faut tourner à gauche environ 50 mètres après l'auberge Der Gasthof qui se trouve sur la droite de la route (voir photo plus bas). On peut s'y rendre en voiture ou en TP (bus depuis Altdorf). Pour le bus, il faut voir les horaires CFF au départ de Altdorf Bahnhof jusqu'à Brügg (Bürglen UR). Les bus B2 et B405 s'y rendent en 17 et 26 minutes respectivement.

Ensuite il faut prendre le télécabine de droite nommé Kinzig-Biel. L'autre ne vous mènera pas au bon endroit, et votre marche d'approche sera d'autant plus longue. En été, le télécabine est opéré depuis la station du milieu. Il faut donc utiliser le téléphone pour informer que vous souhaitez monter. Pour monter, soit être 4 ou plus, et vous partirez de suite, soit attendre la prochaine demi-heure (et quart et moins quart). Et voici le site avec les horaires précis.

Ensuite il faut marcher environ 1 heure. Enfin c'est ce qui est indiqué, mais les gens sportifs y arriveront beaucoup plus vite. Moi, avec mon "pas d'entraînement", y suis arrivé en 50 minutes. Il s'agit d'une ascencion de quelques 300 petits mètres sur une distance d'environ 2 kilomètres et demis. Le sentier est vraiment bien balisé de partout. Il faut suivre le panneau blanc "Klettersteig". Les derniers 20 mètres se font sans réel sentier. On y voit la plaque de début de via depuis assez loin en contrebas.

La via

Le dénivelé de la via varie en fonction. Le site viaferrata.org indique 350 mètres et ma montre GPS Garmin, m'a indiqué 99 mètres. 

La via est assez splendide à mon goût. Elle présente une magnifique vue sur les montagnes environnantes et est plutôt vertigineuse. Elle est assez courte. Je l'ai terminée en 1 heure 10 minutes avec une pause sur le banc du milieu.

Le banc du milieu c'est l'endroit le plus sympa de la via. Il est important de s'asseoir dessus, les pieds dans le vide. Il ne faut pas avoir peur de tomber. Je me suis vaché pour plus de sécurité, et j'ai aussi accroché mon sac à dos avec une dégaîne pour éviter de le perdre.

Autrement, c'est la première partie la plus difficile. Elle est un poil en surplomb. Toute la via se présente avec relativement beaucoup de partie où l'on doit chercher des prises dans la roche, ce qui la rend très sympathique. On peut bien sûr toujours attraper le câble de sécurité si on a un peu de la peine.

Il y a deux ponts de singe, dont l'un est très court et facile et le second plus long et un peu plus vertigineux. On peut éviter le second en prenant la sortie contre en haut. C'est très facile à voir. Les deux sorties sont à peu près à 20 mètres de distances l'une de l'autre.

A la sortie, on est sur le Fruttstägä.

Après la via

Après la via, il y a plusieurs possibilité.

La première c'est de retourner à la station de télécabine par l'un des chemins. Le chemin le plus court est aussi le plus raide. Il descend directement à côté de la via, et c'est très raide. On y serait en 1 heure environ.

La seconde, c'est de faire le tour par Kinzig Chulm. C'est très joli et ça nous permet de voir autre chose du paysage. Ça prend une vingtaine de minutes en plus.

Si on est en forme (pas comme moi), on peut se faire l'un et/ou l'autre des sommets de la région. Le Rossstock semble être le plus prisé des indigènes. Le Fulen est juste à côté. Pour les deux, il faut monter à la Rossstocklücke. Ce sentier comporte quelques difficultés d'accès à la fin. Il faut monter à travers la falaise. Mais c'est chouette. Il faut compter 1 heure d'ascencion jusqu'à l'un des deux pics depuis la fin de la via.

Une fois redescendu, on peut visiter le musée Wilhelm Tell, la chapelle Tell et la statue Tell au village de Bürglen. Entrée gratuite au musée si on à la carte EC Raiffeisen.

Un plouf dans le Urnersee (lac d'Uri faisant partie du lac des 4 cantons) est aussi indiqué en cas de canicule. Pour cela se rendre du côté de Seedorf ou de Flüelen See.

Dormir et manger

L'auberge Der Gasthof qui se trouve à 50 mètres de la Talstation (station en vallée) du télécabine propose des chambres individuelles à CHF 55.- ainsi qu'une délicieuse gastronomie. Ils n'étaient par contre ouverts qu'à partir de 17 heures en raison de COVID et peu de touristes. Donc pas de petit déjeuner.

Pour manger il y a plusieurs options. Perso, je suis descendu à la boulangerie du village avant de monter en télécabine. A la Bergstation (station de montagne) il y a un restaurant qui sert des plats thaïs (entres autres).

Si vous allez à la boulangerie, goûtez aussi le "Rivella" local et artisanal. Ça s'appelle Alpmolke et c'est à base de jus de pomme et de lait acidulé ou quelque chose du style. C'est assez particulier, et c'est pas mal. 

Liens du texte

Ce texte vous est proposé par Julien Hubleur.


Une école et des voies, des voies et une école.

Un lundi soir comme un autre, nous sommes en train de grimper à la salle d’escalade de Gland avec une équipe d’habitués, lorsque arrivent à mes oreilles les mots suivants : ouvrir des voies, Afrique, explorer un nouveau secteur… C’est alors que je suis pris dans la discussion entre Coco et François. Ils me proposent de partir en Afrique avec eux au mois de janvier pour grimper et ouvrir des voies.

Histoire de planter un peu le décors : Coco organise régulièrement des évènements afin d’aider le développement de l’école française de sa nièce qui se trouve à Bamako. L’idée principale est d’aller équiper une petite falaise surplombant le village de Moriba se trouvant à proximité de Bamako. Tout ça pour compléter le mur de grimpe installé récemment au milieu de la court d’école.

Le grand jour est arrivé. J’attrape mes bagages et les charge dans la voiture. Rebecca, ma chérie, a la gentillesse de me déposer à l’aéroport. Je me rends compte que nous avons une avance considérable. Coco, grande organisatrice, a prévu bien de la marge. Je ne suis pas encadré par des amateurs. À l’heure convenue, je reçois un message m’annonçant que Coco et François auront quelques minutes de retard… Standard !


Arrivés sur le tarmac de l’aéroport de Bamako, il est une heure et demi du matin. À peine sorti de l’avion, je commence à scruter l’horizon : quelques lumières, le terminal et… Rien ! Je me demande où nous sommes arrivés et à quoi ressemble cet endroit. Nous traversons l’aéroport traînant tant bien que mal nos valises. Je m’attends au pire en passant les derniers contrôles d’entrée dans le pays. Il faut dire que j’ai un marteau-perforateur dans la valise et deux grosses batteries dans mon sac à dos qui font vaguement penser à des charges explosives, comme on me l’a fait remarquer au contrôle de sécurité de l’aéroport de Genève. François a une vingtaine de kilos de ferraille dans son sac à dos et Coco a emporté une épicerie bien de chez nous dans ses valises. Nous pouvons toujours troquer une fondue contre un laisser-passer. Nous parvenons à rejoindre la sortie et rencontrons enfin Sarah, toute petite, au beau milieu d’une foule attendant les arrivants. Elle est facile à reconnaître ! Une fois sur la route, Jonathan fait une remarque pertinente :

  • La route est plutôt bonne par ici ! Je m’attendais à voir une vraie route africaine.

Sarah lui répond :

  • Attends, tu vas voir plus loin !

Quelques minutes plus tard, nous commençons à slalomer entre les nids de poule. Des camionnettes nous dépassent avec des bonhommes suspendus à moitié en équilibre entre le toit du véhicule et le pare-choc arrière. Welcome to Bamako!

Une fois à Moriba, nous découvrons la petite maison de Sarah, les six chiens et six chiots qui habitent la terrasse. Un concert d’aboiements nous accueille au beau milieu de la nuit. Afin de célébrer notre arrivée, nous prenons une petite bière : enfin arrivés… Yeah !

Deux jours plus tard, nous partons pour Siby. Notre départ se résume à trois mots : changer la roue. Nous y parvenons tant bien que mal et nous nous remettons immédiatement en route.

La vielle golf dont nous disposons sent l’essence. Elle touche parterre lorsque nous franchissons des dos d’âne. C’est parti pour un entraînement spécial : descendre et monter rapidement de la voiture. Je vous laisse imaginer ce que ça donne, lorsque quatre blancs descendent et montent dans une voiture au beau milieu de la ville de Bamako. À ce moment-là, on se sent un peu seul ! Deux heures plus tard, nous découvrons le gîte dans lequel nous allons séjourner. Il s’agit d’une ferme se situant au milieu d’une plantation de manguiers, entourée de falaises rouges, jaunes et oranges, au pied de la célèbre arche de Karmadjan. Nous entrons dans nos chambres, respectivement nos cahutes toutes rondes : une seule pièce, des lits en bambou et des moustiquaires, rien de superflu ! Nous prenons quelques minutes pour nous désaltérer et faire connaissance avec Soumail-la, notre guide. Ce guide malien a suivi sa formation à Chamonix, vit et travaille dans le coin en attendant de pouvoir emmener des gens grimper ou marcher dans la région.

À cet instant, l’excitation est palpable. Coco, Jonathan, François et moi sommes au taquet : l’heure des présentations est arrivée ! Sac au dos, avec seulement un petit litre d’eau par personne, nous décollons pour la falaise la plus proche : un secteur de couennes situé en face de l’arche, orientation sud. François m’assure et me voit soudain me lancer dans un double jeté de côté, c’est là qu’une chouette jaillit de son trou à pleines ailes pour aller parader autour de François. Une heure et demie plus tard, tube de crème solaire et gourdes vidés, nous rentrons à la ferme.

A la fin de nos journées, une séance de réhydratation s’avère nécessaire. Inutile de dire que nous vidons le stock de bières prévues pour la durée du séjour dès le premier soir. Et oui, nous avons une réputation à tenir ! Les repas de la ferme sont extras. Le premier soir, nous avons mis un point d’honneur à terminer tous les plats. Ce que nous n’avons pu assumer les soirs suivants, malgré notre bonne volonté. Nous avons sans doute bénéficié de l’effet de surprise à notre arrivée. Le dernier jour à Siby, nous partons faire un petit raid en 4x4 pour aller nous baigner à la cascade. Et oui j’ai bien dit cascade ! Loin de moi l’idée qu’une cascade puisse couler à flots dans cette région aride. D’où viendrait l’eau ? C’est quelque kilomètres plus loin à travers la brousse que nous découvrons une véritable oasis. Coco, grande déesse des eaux, comme à son habitude, est la première immergée. Il faut dire qu’elle se baigne chaque fois que l’on croise un point d’eau. Encore une belle journée. De retour à la ferme, nous nous activons. Il faut retourner à Moriba et la route ne va pas être une partie de plaisir.


Nous partons à la rencontre des falaises de Moriba à pieds et avec tout le matériel sur le dos pour ouvrir des voies. Depuis la maison de Sarah jusqu’aux falaises, il y a une petite demi-heure de marche. Après une ascension sur friends et coinceurs, nous posons deux cordes afin d’essayer certains passages. À la suite des essais, nous perçons, brossons et posons des spits, qui plus tard brilleront au soleil en attendant le passage des grimpeurs. Les enfants du village viennent à maintes reprises pour voir ce que nous les toubabous, faisons sur leur terres.

Le reste du temps, nous travaillons sous ce soleil de plomb, avec très peu d’ombre et une chaleur à tuer un éléphant. Nous ouvrons différentes voies de différents niveau, que nous espérons accessibles aux enfants de l’école.

Pour compléter ce voyage, nous allons aussi éditer un petit topo, et oui, je dis bien petit car il n’y a actuellement que huit voies sur ce rocher.

Nous avons tous la motivation de pouvoir repartir bientôt pour de nouvelles aventures d'escalade au Mali, ou ailleurs.

Il y a quelques jours, nous sommes allés découvrir la nouvelle salle de grimpe de grimper.ch. Celle-ci, comme tout le monde doit à présent le savoir, se trouve dans la zone industrielle de Villeneuve, tout près de FunPlanet.

Entrer dans le centre commercial un dimanche, ça fait un peu bizarre. Tous les magasins sont fermés. Nous nous sommes rendus à l'étage de la salle de grimpe en évitant les escalators bruyants. On aurait dit que ces derniers avaient été repris d'un centre commercial du siècle passé.

Avec toute la publicité de Grimper.ch, on pourrait se dire que la nouvelle salle devrait nous impressionner à première vue. Malheureusement, dû à son espace au sol quelque peu réduit en comparaison avec la surface de grimpe, le tout à presque l'air plus petit qu'à RocSpot. Mais c'est carrément trompeur. En réalité, la surface de grimpe est agrandie non seulement grâce à ses plus ou moins quatre mètres de hauteur en plus, mais aussi par sa longueur de mur au sol. 

Pour trouver les voies en moulinette et en auto-assurage, il faut monter à l'étage, ce qui nous fait perdre les quatre mètres supplémentaires d'avant. De plus, des espaces de blocs et blocs pour enfants sont dans d'autres pièces. L'extérieur n'étant pas encore terminé, nous n'avons pas pu l'essayer.

Contrairement à bien d'autres salles en Suisse Romande, Villeneuve propose des menus du jour pour se requinquer après l'effort. Les bières et la petite restauration de RocSpot y sont aussi en vente.

Nous ne devrions pas le dire, mais un truc sympa, c'est de voir les montagnes ensoleillées à travers les vitres. C'est aussi la seule salle dans laquelle il faut assurer avec des lunettes de soleil, dixit Alain. Mais bon, pourquoi aller en salle quand il fait si beau dehors ? Il y a maintenant tout simplement des gens qui préfèrent l'intérieur quand il fait frais dehors :-P

Aller, bonne grimpe et bonne année!

T'as déjà fait une via ?

Non pas encore.

C'était la réponse que je donnais encore ce printemps.

4 via ferrata plus tard, je suis féru de ces belles sensations quelque peu différentes de celles qu'on a en escalade. On pourrait croire que c'est un peu comme une longue voie. Mais ce n'est pas le cas pour moi.

On trouve autant de différentes via que de voies de grimpe (ou presque). Bon j'avoue, il y a moins de via ferrata que de voies de grimpe.

Ce que je trouve vraiment différent dans les via ferrata, c'est le fait qu'on s'accroche souvent à des échelons, souvent en plein gaz, souvent avec rien pour se rattraper. L'erreur est tout de suite fatidique. On ne peut pas vraiment se permettre de tout lâcher, de tomber. Une chute en via, je ne préfère pas tenter: c'est 5 mètres jusqu'au bout de la longe.

On atteint vite des endroits autrement inaccessibles, c'est-à-dire le milieu d'une falaise avec une vue imprenable. 

D'autres sont très ludiques avec différents passages intéressants dans le genre ponts de singe, passerelles ou encore échelles.

Quelques via en description.

Nax

Très belle via dans une falaise bien verticale. Celle-ci se prête super bien aux débutants, car elle offre des explications sur des panneaux informatifs tout au long du parcours. Elle n'est ni trop dure, ni trop longue. Un peu variée, il y a aussi un ou deux ponts de singe. 

Rochers-de-Naye

Dans ce cas, un peu plus d'effort au niveau des bras est requis. Mais elle offre plusieurs endroits où l'on peut se reposer tranquillement pour y manger une chips. Quelques bouts sont en léger dévers.

La vue imprenable sur le lac tout au long de l’ascension classe cette via parmi les plus belles de la région.

Sur le retour, on peut profiter des passages souterrains pour retourner de l'autre côté du rocher. Prévoir une lampe frontale par personne.

Tour d'Aï

Un peu plus technique par moments, celle-ci en devient aussi plus intéressante. Pour un grimpeur, elle ne pose aucun problème. Un passage différent dans une cheminée convaincra du style de cette via. Pour les férus de passerelles en tout genre, ce n'est pas leur premier choix.

De plus, une magnifique vue depuis le bout du lac la classe aussi parmi les plus belles.

Plan Praz à Leysin

La deuxième de Leysin, elle est certainement moins belle ou vertigineuse que les trois premières, mais ce n'est pas sur ces atouts-là que ça se joue. Cette via offre un parcours très ludique et très varié. Entre grimpe, échelles, passerelles, ponts de singe et poutrelles, il y a vraiment de quoi faire pour tous.

La vue sur les montagnes en face est aussi magnifique.

Pour terminer, voici quelques liens pour plus d'informations:

Une belle destination en Haute Savoie est le Pont du Cruz sur la commune de Saint-Jeoire.

Ce spot se trouve à 30 ou 40 minutes de Genève dans les débuts des Alpes savoyardes. Le site offre des styles de grimpes très variés avec des voies intéressantes. Malheureusement pas très adaptés aux enfants, car cet endroit se trouve dans la forêt avec le pied des voies aux abords de la suite de la descente raide en forêt (style les voies du haut à Saint-George).

Un petit parking se situe dans la partie basse du village de Saint-Jeoire, au début d'un chemin pédestre descendant vers la rivière. Il faut se parquer là, et emprunter le chemin et traverser la rivière par le pont. Après le pont, suivre le panneau indiquant la direction du site d'escalade. La montée se fait ensuite sur un sentier de forêt un peu raide, qui sera glissant et boueux après la pluie.

L'on arrive au Grand Mur, qui est le secteur des "spidermans", car il n'y a rien en-dessous de 6b. Pour des voies accessibles, il faut continuer le chemin en longeant le mur par la droite (main gauche au mur). Par contre, le pied des voies est plat sur ce secteur.

Le prochain secteur, nommé de façon originale Secteur du Milieu, est déjà plus accessible avec sa 5c et ses deux 6a.

Pour s'échauffer je recommande de continuer son chemin, et de monter par le sentier raide au Secteur de Droite (oui oui c'est son nom). Là se trouvent trois voies très intéressantes et super sympas pour se chauffer. "Les doigts dans le nez" une 5a super sympa qui vous montrera le paysage environnant. C'est la voie tout à gauche. La deuxième, dans l'ordre des cotations montantes, est la troisième depuis la gauche "L'entrée", une 5b commençant sur une fissure. La troisième voie qui est la deuxième depuis la gauche est une 5c du nom de "Manque de neurones". Le départ en bloc est relativement difficile. La suite est presque plus facile que la 5b.

Au secteur du milieu, se trouve une magnifique fissure en 6a. Attention, elle est très verticale sur sa longueur, elle demande un peu de résistance et de conti. Le dernier passage est sous un toit, mais on reste en vertical. Cette couenne est autrement très accessible. Une 6a+ que j'ai personnellement trouvée plus technique (en fin de journée) est en fait une question de bien lire la voie. Mais il faut se garder des bras pour la sortie un peu sportive qui demande une bonne résistance et un bon mental. A faire plutôt après l'echauffement si on grimpe dans cette cotation.

En tout et pour tout, l'endroit est joli est sympathique. Toutes les voies que nous avons pratiquées finissent sur des crochets. Un des ouvreurs nous a expliqué que c'est dû au changement de population type de grimpeurs qui viennent plutôt des salles et ont moins l'habitude des manipulations. Je recommande une visite. N'y allez pas en groupes trop nombreux, car le nombre de voies se limite à 38.

Saint-George, c'est un peu comme chez nous. C'est presque la maison de François en tout cas. Il peut y survivre dans sa grotte, près de sa Belle.

Nous y allons surtout les soirs de semaine, quand il fait beau et chaud de préférence. Nous y grimpons en semaine, quand le temps de trajet et d'escalade nous est compté. Nous y faisons des grillades autour du feu de bois après le sport, tout en buvant une petite bière. Nous y rencontrons des gens, des anciens comme des nouveaux. Nous y montrons les impondérables de l'escalade aux débutants.

Il y fait plus frais qu'en plaine et quand il pleut, nous sommes au sec vers le feu et sous toute la longueur du toit.

Saint-George, c'est du bloc avant d'être de la voie. Mais du bloc difficile. Les débutants comme les expérimentés, y trouveront du fil à retordre. C'est aussi des potes qui ouvrent de nouvelles voies.

Ah! Saint-George, sa scierie et sa petite forêt au bord de la route Gimel - Saint-George. Au village, à l'unique carrefour, il y a une épicerie souvent ouverte où nous pouvons acheter de l'excellent fromage, de la charcuterie et bien d'autres choses encore.

Saint-George, c'est tout ça et plus encore.

Décathlon rappelle du matériel d’escalade vendu dans ses magasins. Ces produits montrent des défectuosités importantes (risque de chute):

Le dispositif d’assurage « Toucan light »

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-75886.html

Et le mousqueton « Rocky vis »

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-75885.html

Bonne grimpe et soyez prudent! 

Étant tessinois, je ne pouvais pas m'empêcher de partager ce site d'escalade de bloc.

Cela fait maintenant 3 ans que j'y retourne régulièrement et ne m'en lasse pas!

Outre le fameux "Dreamtime" qui a fait la renommée de Cresciano (en effet, ce bloc ouvert par Fred Nicole fut un temps le plus difficile au monde avec une première cotation à 8c ensuite revue à 8b+, ayant attiré les plus grands parmi lesquels Dave Graham, Chris Sharma ou Adam Ondra), ce site compte près de 318 blocs répartis sur 17 secteurs pour la plupart très faciles d'accès le long d'un chemin pédestre en pleine forêt.

Il y en a pour tous les goûts et pour tous les niveaux. L'endroit se prête bien au pique-nique avec plein d'endroits plats et dégagés où se poser tranquille pour tailler le bout de gras et admirer la vue sur le Valle Riviera et la rivière Ticino. En plus, c'est une forêt de châtaigner, donc si vous y faites un tour en automne, il n'y a qu'à se baisser et s'en mettre plein les poches (c'est tellement bon!).

La qualité de la roche est impeccable, se sont de bons vieux blocs de gneiss comme on les aime.

Pour ce qui est de la marche d'approche il faut compter un bon 30 minutes assez raides (bonnes chaussures) mais bien indiqué (chemin de rando standard). Il faut impérativement laisser la voiture en bas dans le village, la route étant interdite aux non-résidents.

Un site vraiment sympathique. Pour moi une deuxième visite cet été.

Le parking est sur place, le terrain est plat et vert, les voies variées et intéressantes et il y a même des toilettes publiques.

A gauche, une série de voies en dalle entre 5c et très fort (voir les topos pour les détails). Au centre un mur avec du dévers et des murs entre. A droite quelques longues voies de deux longueurs, parfait pour s'exercer. Le tout avec des longueurs entre 25 et 35 mètres. Prévoyez une corde de 70 mètres minimum.

Le matin le site est complètement à l'ombre jusqu'aux alentours de 11h (en été).

A un peu plus d'une heure de route de par chez nous, ce site est vraiment idéal pour tous.

Nous avons profité d'une belle journée après la soirée d'inauguration de l'association. Une petite équipe sympa, composée de Alexis, Anna, Damien, Linda, Marcel, Michael, Olivier et Sophie. Nous avons commencé par de la dalle en 5c, qui est plutôt difficile pour des inaptes (enfin je parle pour moi là) de la dalle. Les murs en 6a sont plus faisables. Ensuite, Babylone, une 6a superbe avec un joli dévers en première partie et une seconde partie en dalle. Pas très difficile mais superbe. Cette voie offre des possibilités de prises intéressantes, telles que trouver des prises inversées, ou dans des fissures. Les pieds sont généralement bons.

Par la suite, nous avons gravi la fissure sur sa première longueur. Celle-ci aussi est super chouette et offre des jolies prises, des très bons pieds et des bonnes mains. Tout en vertical, ce mur est très bien pour entraîner la poussée sur les pieds en gardant l'équilibre. Ce mur se prête aussi très bien pour essayer la trad, technique utilisant des coinceurs en tous genres. Ce que j'ai fait pour la deuxième ascension, tout en équipant un spit entre deux, pour m'assurer en cas de mauvais coinçage.

Pour plus d'information sur la grimpe en trad: https://fr.wikipedia.org/wiki/Trad_(escalade).

Bonne grimpe à tous!

Pour les amoureux de l'été et des activités en montagne, celle-ci est pour vous.

Rendez-vous le matin pour une journée en montagne, pas trop loin de chez nous: départ pour les Rochers de Naye.

A part le funiculaire pour les touristes, il y a aussi une magnifique via ferrata qui surplombe le lac.

L'on se parque au parking du col de Jaman, ainsi nommé pour sa dent qui le domine. A une heure de marche d'approche, d'abords sur une route gravillonnée et ensuite sur un sentier de haute montagne, vous trouverez aussi le début de la via ferrata. L'autre possibilité est de prendre le funiculaire et d'y descendre à l'arrêt Jaman. L'approche ne sera alors que de trente minutes.

La via est cotée TD+ (très difficile plus) pour sa dernière partie surtout, qui finit avec un léger dévers.

La via débute au pied de la falaise vertigineuse des Rochers de Naye et son ascension se fait surtout dans cette falaise quasi verticale. Le début et la fin sont en léger dévers sur quelques mètres, mais rien qu'on ne puisse sortir avec un peu de bras et/ou une vache.

Dès les premiers mètres, la vue est splendide. La vie continue dans la falaise, face au lac et avec la Dent de Jaman en premier plan. Des images magnifiques vous resteront en mémoire si vous avez oublié votre appareil photo (rassurez-vous, ce n'est pas arrivé cette fois).

Pour le retour, prévoyez une lampe frontale à mettre sur votre casque. L'itinéraire de préférence est de passer à travers l'une des nombreuses cavernes qui se cachent dans cette montagne. Le passage dans la caverne est très glissant, frais et humide, mais vaut vraiment le détour. Le dernier passage vers la sortie inférieure est assez bas de plafond, mais autrement, on y passe généralement debout.

Dans notre cas, nous sommes entrés dans la caverne avec le soleil et sommes ressortis de l'autre côté avec la pluie. N'oubliez donc pas que vous allez en montagne, et que la météo peut vite changer. Munissez-vous aussi des dernières informations en ligne et de votre topo préféré.

Et si après tout ça, vous en redemandez, il y a encore les longues voies à la Dent de Jaman et le site d'escalade à couennes des Avants à quelques minutes de là.

Suite à la hausse importante des cas de méningoencéphalite à tique depuis quelques années, l'OFSP a étendu les zones à risque à toute la Suisse-exception des cantons de Genève et du Tessin. Elle recommande la vaccination contre la FSME chez les adultes et les enfants à partir de 6 ans qui sont exposés aux tiques lors d'activités en plein air, particulièrement en forêt.

Une vaccination complète nécessite trois injections avec un intervalle de un à trois mois entre les deux premières doses et la troisième peut-être administrée entre 5 à 12 mois après la deuxième. Il est donc plus judicieux de le faire au début de l'hiver, afin d'être protéger pour l'été suivant, même si le vaccin peut-être effectué tout au long de l'année. Les vaccins peuvent être effectués par le médecin de famille ou un pharmacien habilité. Certaines assurances de base la remboursent, il est nécessaire de se renseigner auprès de son assureur.

Bien évidemment, les sprays et brumisateurs anti-tics restent une bonne protection, ainsi que de porter des chaussettes hautes et de couleur blanche. Un petit check sur les habits avant de monter dans la voiture, ainsi qu'une observation minutieuse sous la douche restent indispensables pour dénicher ces petites bêtes. Retirer la tique à l'aide d'une pince à tique ou à épiler en tournant la tique sur elle même et vérifier que la tête ne soit pas restée dans la peau. Et en cas de doute sur une piqûre, ne pas hésiter à consulter un médecin ou un pharmacien.

Pour plus d'informations vous pouvez vous rendre sur les sites suivant:

www.piqure-de-tique.ch/protection

www.bag.admin.ch/bag/fr/home/das-bag/aktuell/news/news-04-02-2019.html

Bonne grimpe :-)


Un soleil éclatant, pas de nuage à l'horizon, des températures agréables (ou pas) ? Préparez votre journée en falaise le jour d'avant, et le matin même, assez tôt pour éviter les plus grosses chaleurs d'été, partez à l'assaut d'une des longues voies au col de la Colombière en France voisine.

Vous avez le choix de plusieurs longues voies, dont 3 se trouvent à seulement dix minutes de marche du parking. Nous avons gravi "Allez-y Madame Mummery". Une voie de 6 longueurs variant entre 4b et 6a. Pour sortir la longueur en 6a, munissez-vous de vos techniques de dalle. Les prises main ne sont pas très présentes et la paroi tout de même assez verticale. Il y a principalement deux passages légèrement difficiles. 

La voie est plein soleil, il est donc préférable de commencer assez tôt. Nous avons pu dépasser un groupe du CAS avec René le chef de bande et ses 3 acolytes, dont deux débutaient. Heureusement, car sinon, les attentes aux relais auraient été longues. Il faut compter entre deux heures et demie et trois heures pour arriver au dernier relai. Après il faut encore compter à peu près une heure et demie de descente en rappel. 

La magnifique vue tout au long de l'ascension donne sur la vallée et la route qui monte au col de la Colombière. On y entend malheureusement que trop bien les motards défiler à toute vitesse.

Lors de notre journée, nous avons eu la chance d'être survolés par un gypaète barbu.

En somme, vous repartirez de ce magnifique endroit avec de beaux souvenirs et une nouvelle aventure à raconter.